Partis-pris pédagogique

La pédagogie de L’Ecole Heureuse

Lara LAURENS, vous étiez enseignante dans le public. Qu’est-ce qui vous a incités, vous-même et Philippe ACKERMANN, en 1991, à mettre sur pied votre école pour tenter une pédagogie novatrice et une éducation alternative ?

 

Professeur de Lettres en 1ère/Terminale dans l’Education Nationale, j’ai d’emblée souffert d’une profonde frustration. Sous la dictée de méthodes pédagogiques moulées dans les conventions – élitisme, course aux résultats, tyrannie des programmes – j’ai dû étouffer le feu et le souffle qui impulsaient ma vocation première : communiquer ma passion et ma quête du Sens en entrant dans l’intelligence véritable, au sens étymologique du terme, c’est-à-dire « lire au-dedans des choses ».

Mais la vie orchestre bellement les événements. Ma rencontre avec Philippe ACKERMANN dans le contexte d’un séminaire de « développement personnel » m’a offert l’opportunité d’incarner mon rêve. Philippe avait déjà créé l’Ecole et la Ville puis un sport-études qui proposaient des structures éducatives plus accueillantes, plus attrayantes.

Mais un autre appel nous a inspirés et aspirés vers une aventure nouvelle et passionnante : proposer un parcours scolaire choisi, libre et heureux où grandir en connaissances se conjugue avec grandir de l’intérieur.

Le profil du Collège-Lycée nous a séduits pour cet âge de l’adolescence fragile et révolté : cet âge où l’on est censé se délester des appuis ou repères de l’enfance pour apprendre à ex-ister, à se situer en « dehors de » ; en dehors des références adultes pour partir en quête d’un sens à donner à sa vie, d’un sens à suivre en accord avec soi, avec le meilleur de soi, et pourquoi pas, d’un sens à repenser pour pouvoir refaire le monde…

Votre école est dynamisée par un « projet humaniste ». Pouvez-vous clarifier ce projet, porteur de valeurs ?

Notre projet n’arbore aucune école de pensée, il prend sa source au berceau d’une culture très classique. Ses orientations s’écrivent, s’inscrivent et se vivent dans le sillage de philosophes qui ont sondé et expérimenté la relation éducative d’un œil visionnaire et révolutionnaire. Cette famille d’esprit, à laquelle nous sommes rattachés, à laquelle nous sommes attachés, affiche d’illustres noms tels Socrate, Montaigne, Rabelais ou Gide. Approcher la puissance de leur pensée m’autorise à préciser la nôtre. 

Le pédagogue, au sens étymologique, est « celui qui conduit l’enfant ». Il chemine avec lui, pour lui montrer le chemin, certes, mais le chemin reste à parcourir à deux, sur le mode d’une expérience relationnelle évolutive, où l’éducateur et l’enfant sont impliqués en tant que personnes ; non en tant que personnages qui jouent plus ou moins bien le rôle qu’on leur a imparti : le prof… l’élève…

Nous sommes loin du statut comme de la position physique, psychologique ou intellectuelle que l’enfant, dans le contexte de l’Education normative, est tenu d’emprunter. Statique, soumis, passif, l’élève se contente de subir, d’ingurgiter et de restituer ce qui lui est inculqué d’autorité. Pour nous, enseigner devrait élancer l’enfant, debout, dans un cheminement en devenir du meilleur de lui-même et l’éducateur à son côté devrait encourager cette aventure…

Socrate est le premier philosophe à orchestrer ce « pas de deux » pédagogique. Lui qui fonde notre culture classique, humaniste et sorbonnarde dont l’Education Nationale se veut garante et si fière… On s’étonne que le système s’en démarque autant… la preuve en est le fameux « Connais-toi toi-même de Socrate », ce premier pas qui ouvre l’accès à la Connaissance. L’éducateur devrait devenir une sage-femme qui aide l’adolescent à accoucher de lui-même et à mettre au monde sa propre connaissance des choses…

 

Mais la question se pose : quand propose-t-on aux jeunes, dans le contexte officiel, de commencer par se connaître, par accoucher de leurs talents, de leur faculté de jugement ou de leur voix propre pour se frayer leur propre voie ?

Le prof, du haut de son estrade, l’adulte, du haut de son savoir, et les énarques du haut de leurs programmes, tous attendent de l’élève qu’il entre dans la science sans conscience propre et qu’il opine aux leçons des autres.

Mais personne, ou presque, n’est là pour accompagner l’adolescent vers la connaissance de lui ou « des choses » en résonance avec lui-même.

L’école institutionnelle dérive loin de cette dynamique éducative où l’éveil et la maturation de la Conscience devraient précéder et assister l’apprentissage de la Science. Sans compter que cet apprentissage revendique l’usage exclusif de la pensée rationnelle, raisonnée et raisonnable en inhibant la part d’intuition ou de conscience intérieure.

Pour nous, l’élève doit entrer dans l’intelligence et avancer dans l’univers de la Connaissance à son rythme, comme dans un parcours initiatique qui le consacre acteur et héros… Dans notre école, nous accompagnons les jeunes sur un chemin qui les rend à eux-mêmes, les recentre et les relie à leurs propres « signes intérieurs de richesse », comme se plaît à dire Philippe Ackermann. Le premier pas, c’est toujours et avant tout d’offrir un temps, un lieu  pour qu’ils puissent se dire, se ressentir, laisser vivre leurs émotions, leurs attentes et ce faisant, se trouver.

Le système, en général, ne demande pas à l’élève d’exercer, d’aiguiser les facultés qui sourdent du profond de l’être. L’enfant doit répéter les discours des autres et mimer les expériences apprises. Mieux il le fait, mieux il est évalué, et s’il déroge au système, s’il dérange, il est rejeté !

On donnera toujours en exemple celui qui ne pose pas de problème… C’est très révélateur ! Celui qui fait problème est celui qui nous soumet un problème à résoudre, qui nous engage à repenser les choses, à nous remettre en question. Et si c’était une chance ? Un jeune, des jeunes qui pose(nt) problème nous maintiennent dans une recherche, un questionnement où tout bouge, évolue, rebondit…

La Vie vibre elle-même dans ce perpétuel mouvement. Rien n’est acquis ni figé dans l’univers, sauf la mort ! Si l’on reste figé sur nos prétendus acquis et savoirs, on s’atrophie, on fait déjà œuvre de mort et l’on freine la dynamique de vie qui élance l’enfant vers une quête de lui, du sens de la Vie, du sens à donner à sa vie.

En fiers héritiers de la pensée hellénique et socratique, ce sont d’éminents pédagogues humanistes qui ont pris le relais d’une philosophie éducative avant-gardiste. Montaigne… Rabelais, pour citer les plus renommés.

Montaigne, par exemple, exigeait de l’élève qu’il ne loge rien en sa tête des mots d’une leçon sans l’avoir filtré selon son propre jugement et surtout digéré. Selon lui, le jeune qui s’en remet à la seule et à la toute autorité du maître fait montre « d’une mauvaise constitution ». C’est tout dire si l’on s’en réfère à notre système où seul est bien « constitué » l’adolescent qui pense et reproduit ce qu’on lui enseigne !

L’image de la digestion est fort suggestive. Rendre la nourriture telle qu’on l’a avalée témoigne d’un mauvais estomac… Mais le plus éloquent, à mon sens, est d’accorder l’esprit et le corps. L’on connaît le fameux adage de Montaigne : « Il vaut mieux une tête bien faite qu’une tête bien pleine », mais l’on omet de mentionner la chute… une tête bien faite « dans un corps sain ». Ce lapsus dénonce un mal en matière d’éducation : la négligence du corps… Exiger des enfants qu’ils demeurent le «  derrière » vissé sur la chaise toute une journée, enfermés entre quatre murs, pour recommencer le soir à la maison et poursuivre le week-end, est-ce bien humain ?… Bouger c’est de leur âge, c’est vital même. Les jeunes débordent d’un dynamisme très physique, sensible, et la puberté aidant, des pulsions, des émotions, un flot d’énergies se bousculent en eux et demandent à s’épancher, à vivre, à vibrer.

A vouloir refouler les forces des enfants en les conformant, en les contenant dans un moule éducatif conventionnel, on inhibe leurs fibres tripales, vives et sensibles. Les jeunes se vident de vigueur et dérivent vers des déviances malheureuses.

La sève qui les anime, à la fois physique et psychique, jaillissant du ventre et des reins, la libido en somme, c’est aussi leur flamme intérieure, leur âme. Si l’on éteint cette sève en eux, comment s’étonner qu’ils promènent déprime, complexes, mal-être et qu’ils dérivent vers l’agressivité, les paradis artificiels ou la démission suicidaire ? Tous ces jeunes devraient brûler d’un feu intérieur, du désir de rajeunir le monde ou de faire de leur vie une œuvre, la leur, mais le système tue en eux l’artiste ou le héros. Ce faisant, on prive les enfants d’une relation saine et harmonieuse entre le corps et l’esprit, et ils évoluent malades dans leur corps ou dans leur tête.

Mais Montaigne avance plus loin et les garants de l’Education nationale mériteraient de revisiter leurs grands classiques… Pour lui, l’essentiel n’est pas d’apprendre une leçon mais de la comprendre, de s’en nourrir et pour s’assurer qu’un enfant soit bien entré dans cette intelligence vivante des choses, ce ne sont pas les devoirs ou l’exercice de sa mémoire qui en rendent compte, mais le témoignage de sa vie… Quelle leçon ! Qui se soucie, à l’école ou dans la société, d’une alliance entre le savoir et la vie ? Qui se soucie d’éveiller le savoir être ? Courbés sous le joug des cours et des discours, les élèves n’ont plus de quoi ETRE en accord avec eux-mêmes, avec les autres, avec la vie.

Si l’Education normative se souvenait des suggestions de Montaigne, la silhouette de la jeunesse serait moins sombre car le gain de l’étude, dit-il, est de devenir meilleur et plus sage.

Vous comprenez, à présent, qu’il est essentiel pour nous de conjuguer la formation des élèves en vue des examens et leur maturation épanouie. Aussi, leur  proposons-nous  un espace et un parcours éducatif personnalisé qui leur permet d’exister, de s’exprimer et d’évoluer de l’intérieur, en toute intelligence et harmonie.

Nous aimons solliciter toutes les dimensions de leur être ; intellectuelle, mais aussi physique, sensible, psychologique, voire même spirituelle au sens large du terme… tant on sait que « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

Ce nouveau proverbe m’offre une heureuse transition vers Rabelais qui ose, en matière d’éducation, mettre le feu aux poudres. En visionnaire étonnant et détonant, il nous laisse tous à la traîne. Sa célèbre abbaye de Thélème, qui dessine la configuration concrète d’une utopie pédagogique, affiche à son fronton symbolique : « Fais ce que voudras… » ou en français courant : « Fais ce que tu veux ! »

Cette règle d’or, qui orchestre la vie de l’école idéale, arbore des allures provocatrices mais propose, à mon sens, une clé précieuse.

Quelle est l’énergie qui relie avec justesse et harmonie l’esprit, l’âme et le corps, sinon le désir? Or, fait suffocant, l’abbaye de Thélème ouvre ses portes à la mixité… Cette audace pour l’époque dénonce une éducation qui séparerait le masculin du féminin et pas seulement les garçons et les filles. J’entends les deux polarités qui structurent notre cerveau, notre psyché et notre corps. Or, le cerveau droit, dit féminin, qui commande la dynamique gauche du corps, nous connecte tout droit aux énergies du désir, de la volonté sensible, intuitive et créative.

L’audace avant-gardiste de Rabelais, qui rêve d’une école Summerhill* avant l’heure, dénote de puissantes finesses qui ont de quoi nous bousculer !

La société d’aujourd’hui souffre de jeunes en mal de vivre. Mais ces grands enfants languissent de maux physiques ou psychiques parce qu’on fait d’eux des jeunes « déséquilibrés ». A l’école comme ailleurs, on les étouffe ou soumet sous l’ordre exclusif et tyrannique des mots – m.o.t.s.  C’est peut-être la raison pour laquelle ils souffrent, ou nous font souffrir, de tant de maux – m.a.u.x.… Le démêlé féminin/masculin resurgit : d’un versant, les facultés intellectuelles, logiques, rationnelles, le masculin qui régente l’ordre des savoirs, des discours, l’ordre des mots. De l’autre, le féminin, les facultés sensibles où foisonnent les fibres de l’Etre. Mais si l’on éduque les enfants, les adolescents rien qu’avec des mots, des cours, des discours, des devoirs, des savoirs, des livres, des écrits, de l’informatique… on les maintient dans un clivage qui les déséquilibre !

Ne pas éveiller les dimensions féminines de l’élève, ce qui jaillit du fond de ses « tripes », son désir, sa motivation, sa résonance propre, son appétit de découvrir et de vivre, en vient à le « déséquilibrer ». Le terme est violent, certes ! Mais la pratique éducative très subversive de Rabelais « Fais ce que tu voudras » sous-tend une théorie vieille comme le monde.

Un jeune contraint, dépossédé de son désir et de son libre choix, devient déprimé, assujetti : il suffit d’asservir une personne ou un peuple pour qu’ils s’insurgent ou se soulèvent. Les adolescents bondiront toujours du côté du fruit défendu… C’est une condition qui protège leur conscience intérieure, leurs forces vives. Précisons que nos propos, comme notre expérience éducative dans notre Collège-Lycée  concernent l’âge de l’adolescence. Mais le minimum à l’école serait de respecter l’enfant dans sa personnalité profonde, ses rythmes et son désir. L’un est lent, l’autre rapide ; l’un contemplatif, l’autre hyper-actif ; l’un lunaire, l’autre terre-à-terre… Pourtant le système demande à tous de fonctionner sur le même modèle, d’avancer, de réussir au pas et au même pas… L’école ne fait pas appel à la personne unique de l’élève. On lui demande d’entrer dans la peau d’un personnage qui réponde aux critères de la société, aux attentes de ceux qui l’entourent. Mais il y perd son âme et le sens qu’il voudrait donner à sa vie. Ne nous étonnons plus du manque de motivation ou de passion des jeunes, de leur manque d’initiative pour prendre en main leur vie, voire de leur manque d’idéal pour repenser et refaire le monde !

Il suffirait de pencher notre oreille et notre esprit vers ces grands maîtres en pédagogie pour redonner des ailes à nos adolescents. Quand Philippe Ackermann m’a arrachée à l’Education Nationale pour me propulser vers cette aventure un peu folle de créer une école à la mesure de notre désir, Les Nourritures Terrestres d’André Gide traînaient négligemment sur son bureau. Au fil de cet essai, le narrateur s’adresse à un adolescent fictif pour faire en quelque sorte son éducation. Dans l’ouvrage, pétri d’une sagesse très sensible, l’éducateur navigue aux côtés de son disciple à la façon d’un vrai pédagogue. Il le mène vers lui-même et vers l’intelligence de la vie ; et voilà qu’à la toute dernière page il l’apostrophe en ces termes : « maintenant jette mon livre, ne crois pas que ta vérité puisse être trouvée par un autre que toi-même… »

Puis, à mon sens, il devance Rabelais en suggérant qu’un enfant perd son envie, son désir, si un autre lui dit les choses, les lui apprend ou les fait à sa place.

Quel conseil à notre usage ! A l’école et dans la société, les jeunes n’ont qu’à redire ce qu’on leur dit et faire ce qu’on leur dit de faire !

Enfin, Gide ajoute une autre injonction, qui mérite toute notre attention : … « Jette mon livre, quitte-moi » et à moi aussi de te quitter… « Qui donc éduquerais-je d’autre que moi-même ? ».

Combien de jeunes sont en recherche, en mal d’être, parce qu’ils ne parviennent pas à quitter les adultes, blottis dans leur besoin de sécurité affective ou matérielle ; et combien de parents, de professeurs, ont besoin – consciemment ou non – de retenir l’enfant, pour des motifs affectifs, pour garder le contrôle ou garantir le pouvoir qu’ils exercent sur lui. Le système le veut ainsi puisque tout tourne autour du pouvoir et jamais du savoir-être, en accord avec soi, en accord avec l’autre.

Seul le deuil de ces attaches peut engager le jeune sur son chemin d’être et nous observons, dans notre école, combien les élèves sont sensibles à une relation de vis-à-vis. Le courage d’une remise en question, d’une évolution de notre part les touche. Ils apprécient l’adulte lui-même en chemin. La relation s’équilibre. Chacun se situe dans sa différence, en confiance, et l’un et l’autre s’estiment.

Personne ne ressemble à personne, personne n’a à ressembler à quiconque. Pourquoi demandons-nous aux jeunes de se mouler dans nos modèles, de nous renvoyer notre écho ? Pour nous rassurer sans doute ou pour jouer le jeu. Avouons-le : le grand échiquier social qui fait tourner la planète, l’école et les familles, demande d’être un pion qui reproduit des savoirs normés et produit de l’avoir.

Mais en maintenant le cordon, nous coupons les jeunes d’eux-mêmes, de leur énergie neuve et fraîche qui peut changer le monde…

Tous ces philosophes, pré-cités, lèvent le voile sur nos sources. Les orientations et valeurs pédagogiques de notre aventure éducative s’ancrent et se vivent dans la relation à l’adolescent.

Le choix d’un collège-lycée nous engage à préparer efficacement l’élève au brevet comme au baccalauréat. Le parcours est balisé par les programmes, le cap à suivre est la réussite, mais le phare est le devenir de l’adolescent heureux et fier d’être. Par-delà sa réussite scolaire, notre intention veut le sentir épanoui. Nous cheminons auprès des élèves dans l’imprévisible et l’improvisé d’une relation faite de présence disponible, sensible et bienveillante.

Seule la bienveillance peut veiller à ce qui fait du bien.

Dans nos échanges avec eux, je me plais à décocher la superbe sentence que Gide lance à son disciple : « Crée de toi le plus irremplaçable des êtres… » Et j’ajoute de mon propre cru : « Vivez vos rêves au lieu de rêver votre vie… »

La question se pose et s’impose. Quand, au détour du système, encourageons-nous un jeune à devenir créateur de lui-même et de sa vie ? Il faudrait, d’ores et déjà, voir et valoriser les possibilités immenses ou admirables qui l’animent pour impulser son énergie créatrice, audacieuse et confiante.

L’heure n’est plus aux discours scolastiques ou théoriques sur l’Education. On meurt de trop de textes et réformes, sans âme, sans fruits, désunis de la jeunesse. Prouvons qu’un chatoiement d’audaces alternatives peut allonger un pont vers d’autres horizons de convictions et d’actions.

Que les choses bougent un peu partout dans le monde pour que les jeunes se portent mieux, pour que le monde se porte mieux…


* Summerhill, c’est l’aventure d’une école autogérée (self governed) fondée en 1921 dans la région de Londres par le psychanaliste A . S. Neill qui disait : « A quoi ressemble Summerhill ? Pour commencer, les cours y sont facultatifs. Les élèves peuvent les suivre ou non, selon leur bon vouloir, et cela aussi longtemps qu’ils le désirent… Les enfants, comme les adultes, n’apprennent que ce qu’ils veulent… »